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Communiqué de presse - Les centres d'urgence eux-mêmes dans l'urgence

Texte :

 

banniere presse

 

Les périodes de vacances sont loin d’être les seules à être marquées par une grave pénurie d'opérateurs dans les centres 100, 101 et 112.

 

Nous peinons à atteindre le nombre minimum d'effectifs, pourtant très faible. Un jour, ou plutôt, une nuit de samedi à dimanche, un centre 100 fort sollicité n’a compté qu’un seul opérateur, qui devait répondre à la fois aux appels téléphoniques comme à la radio. Il est demandé à d'autres centres d'urgence, qui font eux-mêmes face à de nombreuses difficultés, d'envoyer du personnel en renfort dans les « zones sinistrées ». Les opérateurs qui profitent d'un repos bien mérité sont presque quotidiennement « harcelés » par téléphone, sms, bip, e-mail,…

 

La charge de travail importante pousse certains à demander, dans le meilleur des cas, à travailler à temps partiel. En revanche, dans le pire des cas, les opérateurs souffrent de diverses pathologies liées au stress. Leur nombre croît à vue d’œil.

Un opérateur 101 résume son quotidien :

« La charge de travail dépend très fortement des maladies, des conditions météorologiques, etc.

Deux collègues sont actuellement en maladie de longue durée. Conséquence : pas de remplacement possible en raison des congés d'autres collègues.

L'Intérieur a déjà fait beaucoup d'efforts pour nous, mais il reste trop de jours ‘rouges’, pour lesquels les effectifs sont insuffisants.

 

L'ambiance de travail est déplorable. Beaucoup de collègues en ont plus qu'assez. Ce sont surtout les plus anciens, qui ont vécu la crise que nous avons connue il y a quelques années, qui souffrent d'un burn-out « collectif ». Beaucoup de jeunes décrochent après quelques années seulement et cherchent, à juste titre, à s’envoler vers d’autres horizons.

Il s’agit par conséquent d’un emploi pour lequel le surmenage apparaît très rapidement et où le manque de perspectives nous contraint à investir dans les nouveaux recrutements.

 

Tant qu'il n'y aura pas de sensibilisation et d'investissements ou encore de changement de mentalité dans le chef des citoyens, notre travail consistera toujours essentiellement à fournir des informations et non à porter un secours urgent. Même les programmes télévisés comme « de Noodcentrale », qui a rassemblé 1 000 000 de téléspectateurs, n'y changent rien. »

La CGSP s'est entretenue plusieurs fois avec l'autorité et a formulé diverses propositions constructives dont voici quelques exemples :

  • augmentation de l'enveloppe du personnel ;
  • formations raccourcies ;
  • recrutements contractuels accélérés ;
  • lancement de campagnes de sensibilisation ;
  • adaptation des procédures de travail ;
  • etc…

Ces propositions n'ont pratiquement eu aucun effet sur le terrain. C'est un emplâtre sur une jambe de bois.

Plutôt qu'une mise en marche accélérée des nouveaux numéros d'urgence, comme le 1733 (pour l'aide non médicale), nous exigeons que les ministres compétents prêtent plus attention aux recrutements proactifs ainsi qu'à une diminution de la charge de travail.

 

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